Le syndrôme “Sex and the City”
Les talons qui rallongent les jambes font place aux gougounes confos et aux caleçons de garçons. Ceux que je porte, désinvolte, dans mon salon. Les séances de masturbation en solo devant la télévision. Je n’arrive pas à me faire une raison. Une collection de porno loin de plaire à tous les jours, il faut faire appel aux scénarios de l’imaginaire pour se satisfaire.
Des décolletés plongeants qu’on teste devant la glace lors de ces nuits passées seule à la maison. Avec le dernier rouge à la mode pour colorer ces lèvres qui n’en auront jamais assez d’exploiter les baisers des autres. De longs instants passés à s’examiner pour se justifier une solitude qui dure depuis pas si longtemps finalement. Un cri perçant sous un éclairage artificiel pour une ride ou un cheveu blanc. Je me demande ce qui fait plus peur : l’engagement ou vieillir seule. Se brûler, se noyer, se perdre ou s’envoler.
Des soirées de filles, de self promo. Des artifices et des cosmos comme s’ils pouvaient provoquer l’arrivée d’un Mr.Big ou d’un Hayden que l’on saurait reconnaître avant de le laisser partir. Prétendre qu’on s’y fait, que ça ne nous fait plus rien lorsqu’on les regarde s’éloigner sans broncher. Ou prétendre qu’on y croit encore lorsqu’ils nous disent des mots d’amour. Est-ce qu’on perd notre temps à les attendre?



vieillir seul je pense.
On perd son temps à les attendre, un peu, faut les chercher aussi