Chez toi ou chez moi?
Chez toi pour déserter avec classe. Pour m’expatrier dans ma rivière avec ces hiéroglyphes qui me suivent toujours de près dans l’atmosphère de ma tête. M’effacer pour réapparaître peut-être, mais partir maintenant. En profiter pour jeter par la fenêtre cet engouement mystérieux qui s’est créé avec force, spontanément. Avant le soleil levant. Avant… mais non, il est déjà trop tard. Quelques longueurs de faiblesse, assez nombreuses avouons-le, où on se laisse aller aux échanges de caresses sous un drap ensoleillé parce que c’est si agréable de s’endormir contre quelqu’un ou avec quelqu’un. Je dois dire que j’ai perdu de ce talent pour discerner le moment où l’on doit combattre de celui où l’on doit baisser les armes. Il ne faut pas s’en vouloir alors qu’on se dit bonsoir aux petites heures du matin de penser que quelque part ailleurs, il y a l’exactement, mais pas nécessairement différemment. Il ne faut pas s’en vouloir de sourire pour détenir le peu qui fait frémir, se le donner et le reprendre. C’est tellement mieux des frissons de sensations plutôt que ceux causés par le vent glacial lorsque l’hiver reviendra.



définitivement chez toi!
pour déserter avec ou sans classe,
partir sans laisser de trace,
filer de l’inconnu vers le connu et pouvoir choisir de revenir…aussi.