crème brûlée
J’étais assise sur ma jupette qui me fait de belles jambes…et je me demandais quoi choisir devant tant d’abondance…
Le filet-mignon que j’aime presque bleu me tentait, mais dans un restaurant français je pouvais bien choisir les rognons que je ne cuisinerai jamais…ou encore le saumon avec ses légumes…en prenant une gorgée de ce rosé qui goûte les framboises je me suis penchée discrètement vers la table de derrière pour faciliter mon choix.
Ma tête ou une mèche de ma blonde et frisée chevelure est venue se poser sur l’épaule du voisin de table….j’écorniflais réellement sur sa table. en relevant les yeux son copain qui me faisait face me souriant d’un air curieux…
et comme j’avais l’air d’une femelle en détresse, les trois mâles de la table voisine m’ont fait l’éloge de leur choix respectif tout en me faisant goûter à la pointe de leur fourchette ce que je pourrais bien choisir. Je n’en étais que plus désemparée devant ces offres tous aussi succulentes les unes des autres.
Devant tant de choix , je me suis rabattue sur le hasard et en imitant la comptine de mon enfance, j’ai laissé mon doigt choisir pour moi. J’ai mangé et bu avec les copines et riant des fois un peu fort et en laissant mon bras effleurer la chaise du mignon voisin de table.
À l’heure du dessert, je n’avais plus faim.
Mais j’ai tout de même plongé ma cuillère dans la crème brûlée de mon charmant voisin.



Que de flirtage en cet été chaud, humide et sensuel.